
Le gouvernement n’est pas disposé à recevoir une délégation de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) qui envisageait d’entamer, à partir de ce 2 juin 2026, une visite officielle de 8 jours au pays en vue d’évaluer la crise multidimensionnelle aggravée depuis l’ascension, le 7 février, d’Alix Didier Fils-Aimé aux commandes de l’exécutif monocéphale.
Selon le ministère des Affaires étrangères et des Cultes (MAEC), des contraintes liées à l’agenda des autorités justifient cette fin de non-recevoir.
Les délégués de l’organisation régionale pourront toujours être reçus mais il convient d’arrêter de nouvelles dates pour ce déplacement, a suggéré la chancellerie dans une correspondance en date du 25 mai adressée au Secrétariat général de la CARICOM.
On se le rappelle, l’organisation caribéenne qui avait tout mis en œuvre pour instaurer l’ex-Conseil présidentiel de transition (CPT) a laissé un goût amer à plus en raison de l’échec cuisant de cette structure iconoclaste dont la corruption à grande échelle, l’incompétence et l’incapacité de ses membres avaient enfoncé davantage le pays dans le bourbier malaxé par Alix Didier Fils-Aimé.
Entretemps, l’administration Trump a damé le pion à la CARICOM en dépêchant, le week-end dernier, en Haïti le Sous-Secrétaire d’Etat aux Affaires hémisphériques, Christopher Landau, en vue de rappeler à l’ordre le Premier ministre Fils-Aimé qui n’a rien réalisé au niveau de la feuille de route pour sortir le pays de la crise qui perdure.



