
Le gouvernement a procédé au lancement de deux pôles judiciaires spécialisés lors d’une cérémonie officielle à Delmas 75 en présence notamment du Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, du président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Joseph Lebrun, des membres du Corps diplomatique et Consulaire.
Pour le ministre de la Justice et de la Sécurité publique (MSJP), Patrick Pelissier, cette initiative témoigne de la volonté du gouvernement de rompre avec l’impunité qui caractérisait notamment les régimes dictatoriaux où des crimes de masse ont été commis.
Selon le garde des sceaux de la République, « Justice, réparation et non répétition des violations », constituent les piliers de ces pôles judiciaires destinés aussi à promouvoir le respect et la défense des droits humains.
S’agissant des crimes financiers, il a mis l’accent sur le rôle clé des institutions déjà existantes dont l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), l’Unité centrale de renseignements financiers (UCREF) et du Bureau des affaires financières et économiques (BAFE) dans l’accompagnement de cette structure spécifique.
Pour sa part, le Président du CSPJ, Joseph Lebrun, se félicite de la mise en place de ces pôles en vue de répondre aux défis complexes que confronte la société dont la criminalité financière organisée, la corruption, les crimes de masse, les violences sexuelles et les atteintes graves aux droits fondamentaux.
Il exhorte les magistrats de la Cour d’Appel et du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince à faire preuve d’intégrité et de professionnalisme dans le traitement des dossiers qui leur seront confiés.
De son côté, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a indiqué que l’inauguration de ces pôles traduit la volonté de l’équipe au pouvoir d’accélérer les efforts visant à mettre un terme à l’impunité dans le pays.
Il se dit conscient de la gravité de la crise accentuée par l’insécurité alimentée par ceux qui cherchent à déstabiliser la nation.
Présent à cette activité, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Haïti et cheffe du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), le mexicain Carlos Ruiz Massieu, a salué cette démarche qui est en conformité avec le décret du 14 avril 2025.
Selon le diplomate, il s’agit d’une étape importante dans la consolidation de l’Etat de droit dans le pays soulignant que le peuple haïtien qui est assoiffé de justice, réclame des comptes aux dilapidateurs des fonds publics et que les auteurs de crimes de masse, de violences sexuelles répondent de leurs actes par-devant les tribunaux.



