
Des dirigeants politiques dénoncent des manœuvres visant leur exclusion du processus
Le groupe d’opposition des anciens signataires du pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections s’insurge contre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé qu’il accuse d’avoir écarté ces structures des discussions autour du décret électoral controversé adopté par le conseil des ministres le 2 juin dernier.
Selon Marie Denise Claude, ancienne coordonnatrice de l’assemblée des signataires de ce pacte qu’elle estime caduc, le chef de la Villa d’Accueil entend contrôler le processus électoral au profit de sa famille politique avec la complicité du CEP et des partis qui ont intégré le pouvoir de transition.
Par ailleurs, Marie Denise Claude exhorte le conseil électoral provisoire à conserver son indépendance et à convoquer les dirigeants politiques sans exclusion aucune en vue de débattre du projet de décret électoral incriminé soulignant que l’organisation des prochaines élections n’est pas l’affaire d’une clique.
Le Conseil électoral provisoire (CEP) a confirmé avoir pris part à plusieurs rencontres avec la Primature entre le 11 et le 23 juin 2026 ayant débouché sur la mise en place d’une une commission bipartite constituée de trois membres de l’institution électorale et de représentants de l’exécutif en vue de plancher sur le décret électoral objet de vives critiques de part et d’autre.
Certaines structures politiques considérées comme alliées du Premier ministre avaient été convoqués à ces assises par la Primature.



