
Il s’exprimait, le 21 mai 2026, lors d’une réception à l’Elysée dans le cadre du 25e anniversaire de la loi Taubira, du nom de l’ancienne ministre de la justice Christiane Taubira, ayant reconnu la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité.
« Depuis l’abolition de l’esclavage, le 27 avril 1848, ce terrible code ne produit plus d’effet juridique », a indiqué le chef de l’Etat ajoutant que le silence voire l’indifférence maintenue depuis près de deux siècles n’est pas un oubli mais est devenue une forme d’offense, un défi à ce qui fonde la France depuis 1789.
Il rappelle que ce document ayant instauré le colbertisme en 1685 sous l’égide de Lois XIV servait de cadrage juridique pour mieux exploiter, exterminer les peuples noirs d’Afrique et des Amériques. « 60 articles destinés à organiser la mise en esclavage dans les colonies françaises, prescrire les châtiments corporels les plus inhumains, les plus abominables, organiser la séparation des familles et nier enfin à des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants leur humanité fondamentale », a encore admis Emmanuel Macron.
Le président Macro a reconnu que le Code noir ne devrait pas survivre à l’abolition de l’esclavage et encore moins parvenir aux générations contemporaines.
Il a également fait état de sa réflexion « inachevée » sur la question sensible liée à des « réparations » pour l’esclavage, qui ne pourront jamais être « totales » et qui impliquent d’abord la « reconnaissance », a-t-il dit.



