
35 policiers sont décédés suite à l’escalade de la violence dans le pays au cours de la période juin 2025 et juin 2026, a dénoncé dans un rapport le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH).
Vingt-et-un (21) d’entre eux ont été abattus lors d’affrontements avec les gangs criminels et trois (3) sont portés disparus après avoir été kidnappés par les caïds alors qu’ils se trouvaient à bord de véhicules publics.
Cette structure en a profité pour condamner le salaire de misère accordé aux agents de l’ordre en dépit de l’acuité de la crise socio-économique qui sévit en Haïti.
Les conditions de travail des policiers sont également dégradantes, s’est alarmé le RNDDH dénonçant l’état vétuste de nombreux commissariats et sous-commissariats de police du pays hébergés dans des locaux non payés. Ils sont dépourvus de dortoirs, de mobilier et de matériels informatiques, a noté l’organisation qui explique la pénibilité des conditions de travail des agents particulièrement par la carence d’effectif que connait l’institution policière.
Cette situation a des incidences néfastes sur la santé mentale et la vie familiale des concernés, a alerté le RNDDH exhortant le Haut commandement à leur fournir des moyens adéquats, dont des blindés de qualité.
Il réclame aussi une meilleure utilisation des ressources de la PNH, la mise en place d’un service de renseignement efficace et efficient ainsi qu’une meilleure coordination des opérations, la réparation et le fonctionnement des infrastructures policières endommagées sans oublier de meilleurs traitements à accorder aux agents dont la révision de la grille salariale de l’institution policière en vue de permettre aux policiers de remplir convenablement leur mission.



