
Les sites de déplacés internes ont accusé une nette augmentation passant de 25 à 33 dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince en raison des affrontements entre les gangs rivaux dans la Plaine du Cul-de-sac aggravant ainsi la crise humanitaire, s’est alarmé le directeur général de l’Office national de la migration (ONM), Jean Négot Bonheur Delva.
Il a précisé que dans l’espace de 2 mois, l’escalade de la violence a contraint près de 18 mille personnes à fuir leurs domiciles dans le nord de la capitale. Elles se sont réfugiées dans des camps à Cité Soleil, Delmas et Tabarre, selon le DG de l’ONM qui nie toute responsabilité dans la tentative de certains déplacés d’ériger un site de fortune, à Morne Garnier, dans les périphéries de Canapé vert, un quartier situé à l’est de Port-au-Prince.
A travers tout le pays, la barre d’un million cinq cents mille (1.500.000) déplacés internes a été franchie bien avant la recrudescence de la violence dans la Plaine du Cul-de-sac.
Par ailleurs, le DG de l’ONU a fait état d’une rencontre, le 25 mai entre le ministre des Travaux publics, celui de l’Intérieur et des Collectivités territoriales et d’autres instances concernées en vue de restaurer la paix à Cité Soleil.
Il déplore des contraintes administratives qui ne facilitent pas le déblocage de fonds en vue de venir en aide aux déplacés qui ont perdu dans la foulée leurs pièces d’identification.
Le gouvernement peine à fournir l’assistance nécessaire aux déplacés internes plongés dans l’extrême précarité. Privés de dortoirs, d’eau et de nourriture, ils vivotent dans l’insalubrité, ne sachant à quel saint se vouer. Des organisations non gouvernementales tentent de soulager la souffrances de ces populations en attente de la concrétisation du programme du gouvernement empêtré dans une crise politique, économique et sécuritaire apparemment qui perdure.



